Macaron

Navigateurs Aériens et DENAE

de l'Aéronautique Navale

Pinguin

Claude Bassard

(1931-2018)

1962

Il reste cinq mois à effectuer à Dakar et notre départ est prévu début juin, car je dois être de retour en métropole pour subir le concours du Brevet Supérieur Navigateur à la B.P.A.N. Hyères.
Nous avons économisé une somme rondelette pendant notre séjour outre-mer et nous envisageons l’achat de notre première automobile. C’est le rêve de tous et au service NAV, nous consultons tous l’Auto Journal. Christian travaille très bien à l’école, il est souvent premier de sa classe où ils sont 32 élèves. Jean-Luc nous pose plus de souci. Côté santé, il est très fragile et fort heureusement notre séjour va bientôt se terminer.

Vers le 15 janvier,  nous partons en mission pour Abidjan. J’apprécie beaucoup cette ville où il y a beaucoup d’animation. La ville européenne est très belle et le quartier africain de TREICHVILLE très animé.

Nous effectuons aussi un vol au profit des flottilles de pêche aux thons. Depuis quelques temps, les patrons pêcheurs ne font que quelques maigres prises. Nous emmenons à bord deux d’entre eux et nous descendons bien au Sud de Dakar. Ils ont vite fait de repérer les bancs grâce aux oiseaux, de plus les bancs de thons, albacores ou bonites, suivent la déclinaison du soleil.

En février et mars, nous effectuons de nombreux vols, entraînement tactique et toujours quelques voyages sur Port-Etienne. Nous réalisons aussi un entraînement au grenadage réel sur un but remorqué.

L’équipage a été désigné par le commandant pour convoyer le MARLIN 542  27 F2 à l’atelier de révision des hydravions à Saint-Mandrier à coté de Toulon. C’est une grande visite qui nécessite le retour de l’appareil en métropole et je suis désigné comme navigateur. Il doit y avoir une seule escale à Port-Etienne et ensuite vol direct jusqu’en France. Je prépare le vol et surtout je choisis les plans d’eau de déroutement. Nous aurons une autonomie de 15 heures de vol.
Le 1er mai, nous quittons Bel Air et partons pour Port-Etienne. A cette étape j’en profite pour acheter une énorme langouste aux pêcheurs bretons pour offrir aux LACOMBE. Ils ont vendu leur villa de Toulon et ont fait construire à La Seyne sur Mer. Je dois les rencontrer et loger quelques jours chez eux.

Marlin     

Le lendemain à 4 heures du matin, pour bénéficier de l’air frais et en général d’une mer calme, nous prenons notre envol. Les pleins sont faits et nous avons un réservoir supplémentaire. A l’allumage des fusées JATO, nous sentons la poussée et à la deuxième paire en action, le MARLIN déjauge et c’est très beau à voir dans la nuit, l’arrière est illuminé.
Nous n’avons pas l’autorisation de survoler le Maroc, nous empruntons le détroit de Gibraltar. Nous avons pendant le vol une météo excellente et notre cuisinier, le mécano SEVELLEC, a tout loisir de préparer pour l’équipage un bon repas.
11 heures 20 de vol plus tard nous amerrissons dans la rade des Vignettes à Toulon. Tout l’équipage se met au travail et l’appareil est vite hissé dans le hangar où doit être réalisée la grande révision. C’est mon plus long vol en avion militaire.

Le retour sur Dakar est programmé pour le 7 mai et j’ai le temps de passer deux jours à Mervans auprès de Maman. Elle est bien contente de me voir après ces deux années passées et je la trouve en bonne forme, bien entourée par son voisinage et cela me fait plaisir.

Le 7 au matin nous devons nous présenter au bureau des passages de la Marine. Il se situe au ministère de la Marine au 2, rue Royale à Paris et à l'issue, nous sommes en quartier libre jusqu’à 18 heures. Nous décidons d’aller boire une bière chez Maxim’s situé juste en face, c’est un vrai coup de barre : 30 francs.

Nous prenons un DC.6 de la compagnie U.T.A et nous décollons du Bourget à 20 heures. Nous effectuons une escale à Bordeaux et ensuite près de 8 heures de vol jusqu’à Port-Etienne. L’avion est rempli de passagers jusqu’à la Mauritanie, puis il nous reste 1 heure trente de vol jusqu’à Dakar. Le voyage est monotone, nous n’avons rien à faire pour nous occuper hormis le fait de manger.

J’effectue deux vols techniques après mon retour et maintenant il faut préparer le retour. C’est par voie maritime que nous rentrons en France, sur le paquebot « DJENNE » de la compagnie PAQUET. Pendant le mois de mai, Juliette a pris des leçons de conduite sur une 2 CV CITROËN et elle obtient son permis de conduire au deuxième examen. Elle était contente de sa réussite et je partageais sa satisfaction, elle va avoir l’occasion de beaucoup conduire. Nous avons choisi d’acheter une RENAULT 4L luxe en TT, le véhicule sera livrable à Marseille.

Djenne

A la moitié du mois de juin, nous quittons Dakar, avec beaucoup de regrets, car la vie y est beaucoup plus facile qu’en France mais néanmoins content de retrouver la France avec un climat plus sain pour Jean-Luc qui ne supporte pas le climat tropical.

Notre famille est logée dans la même cabine, et les enfants dorment dans les couchettes du bas.
Pendant les deux premiers jours l’océan est assez mauvais, il y a pas mal de houle aussi Christian et Juliette n’ont pas la grande forme. Le soir, nous n’allons, que Jean-Luc et moi, dîner. La première nuit Juliette a oublié qu’elle dormait à l’étage et elle chute lourdement depuis la couchette supérieure. Fort heureusement, elle n’a rien de cassé.
Nous faisons escale une demi-journée à Las Palmas aux Canaries, et nous faisons le tour de la ville en calèche. Nous poursuivons notre route avec un très beau temps chaud et une mer d’huile en Méditerranée. A l’escale de Tanger les militaires ne sont pas autorisés à descendre à terre et je reste avec Jean-Luc, tandis que Juliette et Christian partent en balade.

J’ai ensuite un trou de mémoire, je ne sais pas si nous sommes d’abord allé aux Pennes Mirabeau ou à Toulon en premier, pour ma part je suis allé à Hyères pour le concours du B.S. C’est ma sixième tentative, mais comme je suis bien préparé, je suis confiant. 
Le premier jour c’est un « Plotting », travail sur carte d’une durée de quatre heures et il est prévu que l’on ne peut pas terminer dans le temps imparti, pourtant j’arrive presque au bout. L’après-midi il y a les calculs astronomiques qui me semblent assez faciles, le lendemain nous planchons sur des problèmes de navigation, météorologiques, et d’instruments. Tout marche bien et je pense être dans les candidats reçus malgré que nous soyons 80 à nous présenter.

Le 20 juillet je reçois une lettre du dépôt des équipages de la flotte de Toulon, mon unité administrative, qui me prévient que je suis admis au cours du B.S Navigateur Aérien. Les cours commencent le 1er octobre 1962 à la B.A.N Lann-Bihoué à coté de Lorient. Il y a aussi une autre bonne nouvelle, à partir du 1er juillet tous les navigateurs ont d’office l’échelle de solde n° 4. Quel dommage de ne pas l’avoir eu pendant notre séjour au Sénégal, ma solde et ma prime d’éloignement en auraient été bien plus importants.

Depuis le 19 mars 1962, la guerre est finie en Algérie, nous avons tout perdu, en France c’est le rapatriement de centaines de milliers de « pieds noirs » qui ne sont pas toujours bien accueillis par les métropolitains. Au point de vue militaire nous ne conservons que les sites sahariens de REGGAN  et IM-AMGUEL et les bases de BOUSFER près d ’Oran et COLOMB-BECHAR. Le général de GAULLE a beaucoup de problèmes avec l ’O.A.S  (Organisation de l ’Armée Secrète) et il se montre impitoyable en n’accordant aucune grâce aux condamnés des Cours de Justice. Il fait exécuter Roger DEGUELDRE chef des commandos DELTA. Les membres de l ’O.A.S ne restent pas inactifs, car le 23 août le Général échappe par miracle à un attentat au Petit-Clamart. La D.S CITROËN  présidentielle est criblée de balles, madame de GAULLE et son gendre le général de BOISSIEU ne sont pas blessés.

LBHC’est le 30 septembre 1962 que je quitte mon village de Mervans pour la Bretagne où je vais découvrir la base de LANN-BIHOUE. Avec celle d’Hyères, c’est une des plus importantes bases aéronautiques de la Marine Nationale.

Du fait que j’arrive en début d’après-midi à Paris et que le train pour Lorient n’est qu’à 22 heures, j’ai tout le temps de flâner et le soir de m’offrir un bon repas dans un des restaurants chics du quartier de l’Opéra. Cela me coûte 130 francs mais qu’importe, j’ai décidé de fêter mon admission au Brevet Supérieur.

Le lendemain, me voilà à Lorient puis à la Base de LANN-BIHOUE qui est immense. Construite par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale, elle se situe en pleine campagne au milieu de champs cultivés ; les hangars et les alvéoles pour les avions sont dispersés dans la nature tout comme les bosquets, pommiers et cultures diverses. 
Je connais quelques navigateurs qui ont été admis au B.S ; Nous sommes douze et je retrouve avec plaisir mon partenaire d’études de Dakar, Jules THOMAS.

BS 1962
Ansaldi - Bassard - Le Goff - Nerrière - Sibiril - Boissy - Lantz
Diridollou - Laurent - Sivigny - Thomas - Kerloch

1963-BS

Dans toutes les formations cela devient une habitude, les deux premiers jours sont consacrés aux visites d’embarquement, contrôles médicaux, perception des équipements de vols et nous faisons la connaissance de nos instructeurs que nous présente notre directeur de stage.
Je retrouve aussi sur la base l’Enseigne de Vaisseau PLEIBER qui pilotait à Dakar le MARLIN, lorsque nous avons failli encadrer le pont FAIDHERBE à Saint-Louis du Sénégal.

Les trois premières semaines nous assistons à des conférences et participons à des cours de physique et de mathématiques. Comme je ne suis pas un champion du calcul intégral et des dérivés, je me suis mis dès le début des cours à côté de Jules et il me communique les résultats.
Comme nous avons tous l’échelle N°4 de solde, le cours est décontracté, sans enjeu véritable.

J’apprends également que pour accéder au grade de Premier Maître non titulaire du B.S,  il ne faut plus que trois ans dans le grade inférieur au lieu des six ans initialement requis. Je réunis toutes les conditions pour une proposition et une note express est envoyée par le commandant de l ’E.P.V à la 27F à Dakar pour savoir si je suis proposé à l’avancement. J’ai toujours été très bien noté à la flottille 27F et la réponse est positive. La direction du personnel militaire à PARIS reçoit ma proposition.

Pendant nos moments de détente, nous discutons beaucoup entre nous sur  la situation internationale et nous pensons être près du déclenchement d’une troisième guerre mondiale nucléaire avec l’affaire des missiles russes à Cuba. Le 14 octobre 1962, un avion de reconnaissance U.S découvre, en survolant Cuba, l’installation de fusées soviétiques à moyenne portée dirigée vers les Etats-Unis. Le Président JOHN KENNEDY révèle dans une déclaration publique la découverte et donne l’ordre aux forces navales américaines de faire le blocus de Cuba. Après l’intervention des Nations Unies, KHROUCHTEV, N° 1 de l’U.R.S.S., accepte de démanteler les bases cubaines et de rapatrier les fusées soviétiques contre l’engagement américain de ne pas envahir l’île. Nous sommes soulagés de ces décisions.

Nous commençons les vols le 24 octobre sur C47 Dakota et nous effectuons quelques vols radar en ALIZE. Je n’ai aucun problème et j’obtiens des 18 ou 19 en notes. Tout le mois de novembre nous volons de nombreuses fois, principalement l’après-midi. A la fin du mois je vais chercher Juliette et Jean-Luc pour passer un mois sur Lorient. J’ai obtenu une chambre au cercle des officiers-mariniers et c’est assez confortable. Juliette apprécie la ville de Lorient,  qui est moins monotone que Mervans où avec un coucher de bonne heure, sans télévision, il n’y a aucune distraction.

Début décembre le commandant m’annonce que je viens d’être promu au grade de Premier Maître, avec effet rétroactif au 1er octobre 1962. Nous allons fêter tous les trois cette nouvelle dans un restaurant de la ville. L’hiver s’installe et il commence à faire froid même en Bretagne et c’est un des hivers les plus rigoureux qui s’annonce.

Mi-décembre, nous partons pour quatre jours en voyage de stage. Nous effectuons les liaisons : LORIENT - BIARRITZ - LISBONNE - LARTIGUE-PERPIGNAN - BORDEAUX et retour à Lorient. Comme nous n’avons pas beau temps, ce n’est pas intéressant.

1963

Ces quelques jours de permissions passent trop vite, et je prends la décision de reprendre une partie de ma petite famille avec moi à Lorient. Nous nous débrouillons avec le cercle des officiers-mariniers pour le logement, la période ne doit pas excéder un mois, mais l’astuce consiste à aller à l’hôtel un jour où deux et de revenir ensuite...

A Mervans il fait un froid sibérien avec des températures de -10°C à -15°C. Dans la chambre du fond où couchent habituellement Juliette et Jean-Luc, exposée au nord, il gèle malgré un petit radiateur électrique. Christian couche dans la chambre mitoyenne à la cuisine et blotti sous un tas de couvertures et l’édredon, il n’a pas froid. Il va à l’école près de la mairie et parfois il s’y rend en luge avec les enfants d’André BRUSSON le voisin photographe.

Je peux avoir une permission de 48 heures, et nous partons pour Lorient avec notre RENAULT 4L. Jean-Luc est couché sur la banquette arrière et le chauffage fonctionne au maximum. Quand nous suivons le cours de la Loire nous constatons que le fleuve charrie de  gros blocs de glace et cela ressemble à des gravures de la BEREZINA. Nous arrivons sans encombre à Lorient et nous évitons la neige qui tombe en abondance le lendemain.
Je suis content d’avoir deux des miens avec moi, nous n’effectuons pas de tour de service et tous les douze jours nous sommes en équipage d’alerte.

Le mois de janvier, ce sont des vols effectués sur P2V7 Neptune, essentiellement des navigations tactiques et j’ai de bonnes notes.

A la moitié du mois de février,  nous effectuons un grand voyage, LANN-BIHOUE - LAS PALMAS - DAKAR - LE BOURGET.  Pour ce dernier tronçon, je bats mon record en vol : 13.4  heures.
Le 23 je suis d’équipage d’alerte et nous faisons un aller-retour sur Londres pour emmener un courrier diplomatique urgent.

En mars nous subissons la période d’examens de fin de cours et nous avons reçu les propositions d’affectations dans les différentes flottilles. Il y en a plusieurs pour l’aviation embarquée 4F, 6F et 9F. Cela ne tente pas les navigateurs des flottilles A.S.M sur P2V7, et nous nous arrangeons entre nous pour les affectations. Je choisis la flottille 9F sachant que je serais affecté à la base d’Hyères où j’étais déjà connu.

Je suis reçu 6ème sur 12 et je coiffe mon ami Jules d’une place. La différence s’est faite en français où j’ai un point de plus que lui et également en vol où j’obtiens la meilleure note du cours.

Début mai je rallie la flottille 9F et j’y retrouve de nombreuses connaissances, notamment l’officier en second le lieutenant de vaisseau JUPONT et le chef opérations le LV SCHMIT. Je suis affecté au service instruction et j’apprends que nous allons embarquer quelques jours sur le porte-avions CLEMENCEAU car il va y avoir un grand exercice : FAIR GAME I. Le 26 mai nous devons embarquer sur le P.A. FOCH pour une mission de presque deux mois aux Antilles et au Canada avec des escales à Madère et Boston.

Nous trouvons à louer un joli appartement à Six-Fours les plages. A côté de la ville de Sanary, le quartier des LÔNES est situé en bord de mer. L’appartement est situé au 1er étage d’une maison de deux niveaux. Au rez-de-chaussée il y a un magasin d’alimentation et au 1er, deux appartements dont le nôtre. Une salle à manger, cuisine, salle de bains et deux chambres. Il y a une grande cour clôturée et nous avons une vue imprenable sur la mer située à moins de 100 mètres de là.

Quand nous sommes embarqués à bord du porte-avions, il n’y a pas beaucoup de distance à parcourir entre domicile et lieu de travail. Pendant les quelques jours disponibles en mai, nous récupérons nos meubles et aménageons notre nouvel appartement.

Le 26 mai nous rallions la base de LANN-BIHOUE et le lendemain nous embarquons à bord du FOCH, le ramassage des avions s’opère au large de Brest et nous sommes la seule flottille embarquée avec nos seize appareils BREGUET-ALIZE.

En cette période de l’année l’océan est calme et nous avons beau temps pendant la traversée jusqu’au Québec. Le 15 juin nous effectuons un vol psychologique avec les seize appareils au-dessus de Saint-Pierre et Miquelon. Nous apportons un peu de distraction aux îliens et nous avons la chance de ne pas avoir de brouillard.

Nous remontons le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Québec. L’estuaire est très large et c’est un fleuve magnifique qui est pris par les glaces pendant l’hiver.
A l’arrivée à Québec, nous sommes tous au poste de bande, tout le monde veut être du côté du quai et les « cousins » canadiens sont nombreux à nous accueillir. Je n’ai qu’une hâte lire mon courrier et avoir des nouvelles, Juliette doit toujours se faire opérer début juillet.

Notre séjour au Québec est un des plus agréables que j’ai connu lors de mes escales. Nous sommes invités dans les familles et il y a foule pour visiter le P.A  FOCH. Nous faisons la connaissance d’un patron de restaurant sympathique et avec JO PINCEMAILLE, nous l’invitons avec deux de ses serveuses à déjeuner à bord du P.A. Les deux jeunes femmes, mangent pour la première fois du lapin !!! (Dans la Marine, il s’agit de l’animal aux grandes oreilles….). Le restaurateur nous invite le lendemain à dîner chez lui.

Ce jour-là nous allons faire une excursion dans le parc des Laurentides et jusqu’à CHICOUTIMI. Là, j’achète pour Christian une carabine à air comprimé de type WINCHESTER. On l’arme et en tirant il y a une bonne détonation et le bruit d’une balle qui siffle. Nous rentrons plus tard que prévu à bord et le temps de nous changer il est plus de dix-neuf heures. Nous arrivons en retard à notre rendez-vous et notre hôte a déjà mangé. Les truites au menu nous passent sous le nez et nous nous rattrapons sur les deux bouteilles de Champagne que nous avions amenée.

Nous quittons Québec et après une journée de navigation  nous arrivons à Boston. Il y a un énorme changement de climat avec la province du Québec. Il fait beaucoup plus chaud et nous portons la tenue blanche. Boston n’est pas une ville accueillante, il y a beaucoup de gratte-ciel et elle ne me laisse pas de souvenirs particuliers. Nous avons hâte d’être aux Antilles...

Après quelques jours de mer nous arrivons en Martinique et nous passons trois jours à Fort de France. C’est un plaisir de se retrouver avec les Antillais et de déguster place de France le punch ou le planteur.
Nous quittons les Antilles et pendant le transit vers Madère nous participons à de nombreux exercices A.S.M avec les escorteurs d’escadre qui nous accompagnent. Nous réalisons également des tirs sur but remorqué.

Crusaders

Ligne noire