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Auteur inconnu (don de Bernard Le Meur NAERI 1974-B)
Chroniques de l'île des Pingouins

Iles des Pingouins

L'île des Pingouins était l'une des îles d'un petit archipel battu par l'Atlantique. Elle tirait son nom du fait qu'elle était peuplée presque exclusivement de pingouins. De même l'île des cétacés abritait dans sa caverne marine de KEROMAN un grand nombre de ces animaux curieux qui craignent la lumière. L’archipel comptait encore un grand nombre d'îles abritant toutes une race particulière d'animaux dont il serait fastidieux d'énumérer la liste.

L'île des pingouins n'était pas bien grande mais d'un dessin curieux ; une grande partie de sa surface était couverte de bois et de champs et un agencement méthodique et ordonné de grandes allées rompait le charme de cette nature généreuse.

Les pingouins qui l'habitaient s'étaient regroupés en tribus sédentaires chacune sur une partie de l'île. Pour l'observateur étranger peu curieux, ces tribus étaient un mystère : elles paraissaient toutes semblables et pourtant elles étaient attachées à leurs différences. Mais l'explorateur averti notait tout de suite que ces différentes tribus regroupaient plusieurs races. Il y avait les pingouins qui savaient voler et les autres, qui ne savaient pas.

Mécano
Volants

L'île, comme toute société isolée, était très hiérarchisée. Elle était dirigée par un roi qui, comme tous les rois de l'archipel, régnait peu de temps, non que la fonction fût tuante ou le pays révolutionnaire, mais parce que l'habitude avait été prise depuis des temps immémoriaux et que personne ne songeait à rompre avec cette coutume, l'espoir d'être un jour roi à son tour étant plus fort que la critique.

RoiLe roi était toujours choisi parmi les pingouins volants car il était établi que cette faculté de se déplacer gracieusement dans les airs au lieu de se dandiner lourdement et de façon grotesque sur le sol était la preuve de cet esprit supérieur qui est nécessaire à la conduite des peuples. Le roi était tout puissant sur l'île. Aux uns il ordonnait d'aller guerroyer et attaquer les cétacés qui ne leur avaient pourtant jamais fait le moindre mal mais c'était le jeu supérieur des alliances qui le commandait et de mémoire de pingouins jamais alliance n'avait été trahie ; aux autres il ordonnait de préparer, de panser de choyer ces valeureux guerriers. Et tous ces ordres étaient exécutés dans la plus parfaite harmonie pour la plus grande gloire du royaume de pingouinie.

Mais le roi ne pouvait faire tout, il était donc entouré d'une cour qui l'aidait dans l'accomplissement de ces devoirs royaux. La cour était dirigée par le vice-roi qui comme le roi était pingouin volant tant était rude et délicate la mission et probablement aussi parce que les pingouins volants qui avaient une prééminence tellement établie dans la hiérarchie sociale, n'auraient jamais admis d'être commandés par un pingouin non volant pendant les voyages du roi hors du royaume.

Les autres dignitaires de la cour n'étaient pas tous des pingouins volants ce qui ne manquait pas de provoquer parfois des affrontements, qui pour n'être que des cris stridents n'en étaient pas moins impressionnants.

La société des pingouins aurait pu être une troupe homogène mais la sagesse ancestrale des pingouins, qui parmi tous les animaux qui peuplent la surface des terres et les profondeurs des océans sont connus pour être les plus sages et les plus organisés, l'avait depuis le début de l'ère pingouine organisée en tribus rivales.

Les tribus étaient nombreuses ; elles avaient chacune leur territoire, leur chef et leurs coutumes, leur histoire, leurs Dieux et Saints.

La tribu de KERVILIEN était fort nombreuse et puissante car son chef était des grands dignitaires de la cour. Ces pingouins non volants célébraient avec une ferveur toute particulière le culte de Saint Eloi et leur foi s'exprimait par le soin zélé et attentif qu'ils prenaient de tout ce qui se mouvait dans les airs, sur terre ou dans la mer. Cependant cette tribu supportait dans un silence digne bien des drames : elle souffrait que son mérite ne fut pas reconnu et que sa place dans l'échelle sociale ne fut celle des tribus de pingouins volants.

La tribu de KERMABON était nombreuse et puissante ; comme celle de KERVILIEN son chef était grand dignitaire de la cour. Mais elle était vraiment la base de la hiérarchie : aucune tribu sur l'île ne pouvait avoir moins de lustre : elle n'était composée que de pingouins non volants : des pingouins. scribes, des pingouins compteurs, des pingouins guérisseurs, des pingouins rôtisseurs. Tout un peuple d'obscurs et de sans-grade. Leur amertume d'être si peu considérés par les autres pingouins. les poussaient à les rejeter à les mettre hors la loi dès qu'ils s'écartaient du droit chemin. Car cette tribu courageuse détenait une grande puissance : c'est elle qui édictait les lois qui donnaient à l'île sa belle ordonnance et qui les faisait appliquer.

La tribu de KERVAISE était très particulière, en effet elle comptait dans ses rangs des pingouins volants et des pingouins non volants, mais son chef, le troisième dignitaire de la cour était lui-même un pingouin volant ce qui renforçait considérablement le prestige dont il jouissait. Cette tribu peu nombreuse entretenait avec tous d'excellentes relations. Comme par ailleurs le palais royal était bâti sur son fief, elle jouissait de la part de la cour du préjugé favorable que tout suzerain porte à ses vassaux.

Les autres tribus étaient des tribus de pingouins volants parce qu'ils y étaient fort nombreux et que leurs chefs appartenaient à cette race. Placées au sommet de la hiérarchie sociale, elles y respiraient un air de liberté qui leur faisait parfois goûter à l'indépendance et même à la fronde.

CétacéLa tribu de KERLAEN était probablement la plus indépendante parce que ses membres n'étaient pas des guerriers assoiffés du sang des cétacés. Elle cultivait, reléguée à l'écart, un art de vivre que tous lui enviaient, même s'ils déguisaient cette jalousie sous l'aspect du mépris.

Les tribus du POULLO avaient la fierté et l'arrogance des jeunes guerriers. Elles s'étaient fondues en une sorte de fédération où tout était commun. Leur grand chef parlait au nom de tous, il était craint et respecté. Les pingouins du POULLO représentaient l'archétype du pingouin. Ils étaient les plus grands, étaient parés des plus belles plumes, savaient voler le plus longtemps et tuer le plus de cétacés. Toutes ces qualités suscitaient forcément de nombreuses jalousies et il était fréquent que les disputes éclatassent avec les pingouins des tribus de KERVILIEN et de KERMABON. Mais ces disputes n'entamaient par leur sérénité et ne leur faisait pas perdre leur préséance.

La tribu de KERAMBARS jouissait d'un prestige très particulier. En effet à l'instar des tribus du POULLO elle était peuplée de jeunes guerriers assoiffés du sang des cétacés, mais qui ne savaient pas voler aussi longtemps ; le surcroît de prestige leur venait de ce qu'ils provenaient d'une île navigante, qui longtemps avait croisé dans les parages de l'archipel et qui maintenant était enfermée dans un lac saumâtre. Ils étaient les seuls sur l'île des pingouins à savoir s'envoler et se poser sur un îlot en mouvement.

La belle harmonie qui frappait l'explorateur venait de ce que la rivalité des tribus était plus superficielle que profonde. Toutes œuvraient à la grande gloire du royaume, chacune dans son fief. Et si les règles du protocole en vigueur à la cour consacraient la prééminence des pingouins volants, tous les pingouins de l'île des Pingouins avaient la certitude qu'ils étaient les animaux les plus enviables de la création et étaient convaincus que les bras de mer qui les séparaient des autres îles de l'archipel n'avaient d'autre but que de préserver cette supériorité originelle.

La vie quotidienne sur l'île des Pingouins était un modèle d'harmonie et de sérénité qu'enviaient beaucoup les populations des îles voisines.

La sérénité était constante chez les pingouins ; venait-elle du charme des paysages ou de l'harmonie des institutions qui répartissaient les tâches entre tous les pingouins selon leur compétence ? Nul n'aurait su le dire.

Les pingouins menaient une vie ordonnée et régulière. Seules les tribus de pingouins volants rompaient cette belle ordonnance : leur rage de voler les saisissait par crises à tout moment, même au milieu des nuits calmes et tranquilles.

Pour les autres, la vie s'écoulait régulière au fil des saisons selon un rituel que peu d'évènements parvenaient à troubler.
Le matin les pingouins, qui pour la plupart habitaient les îlots voisins se pressaient en rangs serrés sur les rares plages où l'on pouvait aborder. Là, des pingouins de la tribu de KERMABON les examinaient sous toutes les plumes de peur qu'un intrus se glissât dans ce bon peuple et le pervertit.

BidelLes vieux pingouins se souvenaient de l'ancien temps où une confiance générale régnait entre les pingouins ; mais ils se souvenaient aussi de ce jour terrible où un grand dignitaire d'un pays étranger accompagné de spadassins avait réussi à aborder sur l'île à la faveur de la nuit et avait poussé des rugissements tels que le roi, pour protéger le sommeil de son peuple, avait ordonné que désormais nul n'aborderait plus sur l'île sans faire la preuve de la pureté de ses intentions.

Après que cette redoutable inquisition fut passée, les pingouins gagnaient joyeux le fief de leur tribu sous l'œil sévère mais juste des pingouins-prévôts du MENEGUEN. Les pingouins prévôts avaient une attitude de père à l'égard des jeunes pingouins turbulents : généralement ils se contentaient d'apparaître pour que, par le prestige qui émanait de leur allure altière, les pingouins turbulents rentrassent dans le rang. Mais parfois, ils surprenaient des pingouins trublions en flagrant délit de rébellion aux règles constitutionnelles de la Pingouinie. Alors leur colère était impitoyable ; ils trainaient le fautif aux pieds du sire de KERMABON qui à l'ombre d'un chêne rendait une justice crainte et révérée.

RepasDans les tribus, chacun travaillait à la gloire de sa tribu et de son chef convaincu que sans leur tribu, l'île des Pingouins ne serait qu'un rocher aride peuplé de hordes sauvages.

Vers le milieu de la journée, tous les coins de l'île, les pingouins se dirigeaient en longues processions ordonnées vers le fief de KERMABON où les pingouins rôtisseurs les gavaient de mille sortes de mets délicieux.

Au coucher du soleil, les pingouins quittaient l'île pour rejoindre leur famille sur leurs îlots. Comme en toutes choses ils montraient leur goût pour la rapidité d'exécution
Mais la nuit, l'île n'était pas déserte : elle était peuplée de pingouins sentinelles chargés de décourager et repousser des agresseurs jaloux des bienfaits dont jouissaient les pingouins sur l'île. Toutes les tribus avaient des sentinelles et le sens du bien commun était à ce point partagé que chacun tour à tour était sentinelle.

Le cours des saisons était marqué par quelques évènements importants qui agitaient un moment tous les pingouins.

Le roi avait coutume de rendre visite aux différentes tribus montrant ainsi tout l'intérêt qu'un souverain porte à ses vassaux. Dès qu'était connue la nouvelle de la venue prochaine du roi, toute la tribu s'affairait avec zèle pour préparer un arc de triomphe.

Arc de Triomphe

Le cérémonial était immuable : le roi accompagné du vice-roi était accueilli par le chef de tribu qui leur faisait les honneurs de son fief tandis que la tribu en liesse se massait le long du parcours du cortège.

En ces occasions, le roi aimait récompenser les pingouins méritants en les félicitant lui-même. Cette cérémonie avait lieu en présence de tous les pingouins de la tribu rassemblés en rangs serrés ; et tandis que le chœur des pingouins entonnait un hymne martial, le roi donnait l'accolade aux pingouins méritants.

Un autre évènement marquant du cours des saisons était la réunion des états généraux du royaume. Longtemps l'île avait été une monarchie absolue. De mémoire de pingouin nul n'avait trouvé pesant ce monopole du pouvoir. Puis un jour, les choses avaient changé : un vent d'idées nouvelles avait soufflé sur l'archipel et le roi avait convoqué les états généraux et depuis la tradition s'était perpétuée. Chaque corps social était représenté : les nobles, les bourgeois et le tiers-état. Sa préparation était l'objet de longues et passionnantes discussions au cours des états généraux de tribu et permettait la rédaction des cahiers de doléance.

Un cérémonial immuable présidait à ces états généraux. Le roi accueillait tous les représentants puis leur adressait un message sur l'état du royaume avant que ne soit lu le cahier de doléances. Celui-ci était le reflet de l'harmonie qui régnait sur l'île : il était presque vide. Pourtant, les états généraux étaient régulièrement convoqués ; ce paradoxe ne manquait pas de surprendre et il était révélateur de l'amour des pingouins pour la dialectique et les idées nouvelles.

AmiralAutrefois, l'île des pingouins avait été le théâtre d'événements extraordinaires conservés dans la mémoire collective car ils étaient des symboles.
Le plus marquant de ces évènements fut la visite que fit un jour l'empereur de tous les animaux guerriers. Ce grand personnage était arrivé un jour de printemps accompagné d'une foule de dignitaires bigarrés et importants. La préparation de sa venue avait plongé l'île entière dans une activité joyeuse et fébrile où chacun faisait preuve d'un zèle extraordinaire afin que ce voyage fût le plus beau de tous et, de fait, l'île était extraordinairement attrayante, couverte d'arcs de triomphe.
L'empereur était venu témoigne aux pingouins l'estime qu'il leur portait et leur annoncer que par le privilège de son impériale volonté, les pingouins volants du POULLO pourraient continuer à voler pendant des lustres et des lustres.

De mémoire de pingouins, jamais fête n'avait été plus réussie. On ne savait ce qui était le plus admirable entre les arcs de triomphe, le vol des pingouins, les états généraux qui étaient venus spontanément dire à l'empereur combien ils étaient flattés de sa visite et l'annonce du privilège impérial. Cette journée de liesse était gravée de manière indélébile dans la mémoire des pingouins ; bien sûr à l'automne, les pingouins avaient été surpris de ne pas recevoir le décret de l'empereur mais personne ne doutait qu'il serait pris un jour prochain.

Une autre visite était gravée dans la mémoire des pingouins : celle que fit le roi de tous les animaux marins. Elle n'avait pas été préparée avec moins d'ardeur que celle de l’empereur ; il fallait voir avec quelle attention les pingouins guettaient la chute de chaque feuille que l’hiver approchant détachait de l'arbre.

Le roi était venu voir si les pingouins savaient bien se défendre contre les agresseurs. Une démonstration éclatante avait été faite sur le fief de la tribu de KERLAEN et le roi était reparti riche de connaissances nouvelles et de l'estime des représentants des trois corps réunis en états généraux qui avaient tenu à lui manifester leur gratitude.

FemmesPeu de temps après ce grand roi fit parvenir à tous ses sujets une lettre qui les plongea d'abord dans la perplexité puis dans une grande agitation. Il leur annonçait en effet que désormais les pingouins, femelles viendraient en plus grand nombre dans les royaumes des animaux de la mer et qu'elles appartiendraient à la race des volants.

Les pingouins qui admettaient très bien que quelques femelles viennent. se glisser parmi les pingouins scribes, compteurs et messagers auraient bien aimé que quelques cantinières aux formes agréables viennent leur servir à boire mais jamais pingouin n'avait imaginé qu'un jour la race des volants put être altérée.

Cette nouvelle relança la polémique, maintes fois ravivée, de la place des femelles dans la société des pingouins. Si elles voulaient appartenir au royaume des pingouins, qu'elles soient des pingouins sans enfants, des pingouins sentinelles. Nul n'imaginait qu'une femelle put remplacer un mâle.
Pendant quelques temps, les conversations s'alimentèrent de cette nouvelle, puis elle fut oubliée d'autres sujets la remplacèrent.

FootUn jour, le roi qui commandait à tous les animaux de la mer décida que dorénavant tous les sujets devaient devenir sveltes et, pour ce faire, il leur coupa les vivres Cette nouvelle jeta la consternation. Dans toutes les conversations revenait sans cesse comme une incantation ce fameux coefficient soixante seize, origine de tous les maux. On disait même qu'à cause de ce jeûne forcé bientôt les pingouins, privés de leurs forces ne pourraient plus voler.

Les mois passèrent, le printemps puis l'été succédèrent à l'hiver les pingouins continuèrent à voler ne maigrirent pas beaucoup et oublièrent qu'autrefois ils avaient fait bombance sans même s'en rendre compte.

Un jour d'hiver un aigle royal vint se poser sur l'Ile des Pingouins. Il fut reçu par toute la cour avec les honneurs dus à son rang. Devant cet aréopage surpris et méfiant il exposa qu'il avait formé le projet de rassembler à la belle saison tout ce qui vole et porte des plumes pour la plus grande gloire de la gent ailée et l'édification des foules ébahies. L'agréement de la cour fut plus total quand il ajouta que de toutes façons le roi des animaux l'avait déjà ordonné et que par ailleurs le zèle industrieux des pingouins bien connu à travers toute la terre transformerait ce rassemblement en fête grandiose.

Après tant de louanges il ne restait plus qu'à les mériter ce qui fut fait par un bel après-midi du début de l'été.

Vieux pingouinsLes foules vinrent en grand nombre admirer les évolutions gracieuses de tous les oiseaux de la terre. L'aigle royal ravi reçut l'obole de ce spectacle, obole qu'il destinait aux veuves et orphelins des oiseaux foudroyés en plein ciel. Les pingouins nobles et généreux apprirent à cette occasion que leur dévouement avait été d'une totale abnégation car l'aigle royal ne pouvait secourir les veuves et les orphelins des pingouins.

Il existait au Poullo une tribu de vieux pingouins. Ces pingouins étaient vieux, non de cœur, car tous les pingouins du POULLO rivalisaient de jeunesse de cœur et d'esprit mais de plumes. Il fallut bien se rendre à l'évidence que leur fin était certaine et proche.

Plutôt que de mourir doucement, sans bruit, sans gloire leur chef eut l'idée d'un pèlerinage qui rassemblerait une dernière fois tous ces glorieux pingouins en une fête joyeuse avant que l'oubli ne les disperse à tout jamais.

Rien n'avait été laissé au hasard dans la préparation des cérémonies. Ce pèlerinage eut lieu par une belle journée de printemps et tous repartirent ravis d'avoir pu se retrouver encore pour célébrer ensemble les temps passés et glorieux.

Ces vieux pingouins volèrent encore quelques mois puis on ne les vit plus. Certains voyageurs affirment qu'il en reste quelques survivants à l'autre bout de la terre. Quelques autres ont été empaillés et perpétuent ainsi le souvenir d'une tribu chère aux cœurs de tous les pingouins

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